Anthropologie et bonne pratiques

par Julien Kirch, le 22 novembre 2018

Je viens de terminer une histoire de l’anthropologie.

En dehors du fait que le livre confirme ce que j’ai entendu sur les aspects racistes et colonialistes du sujet, les rappels du limites de l’anthropologie m’ont semblé intéressantes à garder en tête dans les métier du conseil, qui consiste beaucoup à essayer d’identifier des choses qui fonctionnent à un endroit pour pouvoir tenter de les reproduire ailleurs.

L’aveuglement des personnes vis-à-vis de leurs propres pratiques

Les personnes n’ont pas forcément conscience du système dans lequel elles évoluent. Attention donc aux croyances des personnes sur leurs manières de faire.

Les biais de l’analyste

Quand on observe et analyse un système, on apporte avec soi ses propres biais, que cela soit dans les analyses ou même dans la capacité à repérer les faits.

Une bonne histoire n’est pas forcément vraie

Une analyse peut sembler pertinente et être convaincante sans être vraie, et à l’inverse une idée vraie peut être moins convaincante qu’une fausse, par exemple car l’histoire qu’elle raconte nous plaît moins.

Attention aux généralisations

Vouloir tirer une généralisation d’une observation limitée est tentant mais risqué : il est difficile à partir d’observations hors d’un cadre scientifique ce qui est général et répétable, et ce qui est particulier à certaines circonstances.

Le contexte

De même les systèmes ne sont souvent pas aussi isolés qu’on le croit. Attention à ne pas négliger le contexte plus large alors que celui-ci peut imposer des contraintes.

Les systèmes évoluent

Les systèmes humains évoluent. Une fonctionnement qu’on observe à un moment peut changer quelques mois ou mêmes quelques semaines plus tard. Dans l’idée de reproduire un fonctionnement, il faut toujours garder en tête la question de sa stabilité dans le temps.

Au final

L’anthropologie et le conseil sont pavés de bonnes intentions, mais souvent elles ne suffisent pas.